Aymard Ibrahim, interne en médecine générale

Aymard Ibrahim est interne en médecine générale à la Faculté de Médecine Paris VII Diderot. Il souhaite s’installer dans la Maison de santé pluridisciplinaire à Eaubonne, obtenant ainsi une bourse d'étude de la Communauté d’agglomération en février 2021. 

On dit souvent des généralistes qu'ils le sont par vocation. Est-ce votre cas ?

Pour moi le choix de la médecine générale s’est porté sur la richesse de la spécialité où le contact avec le patient est unique. Nous sommes souvent les premiers à être sollicités pour n’importe quel motif, et on y soigne des patients de tout âge, c’est ce qui en fait la beauté de la médecine générale selon moi. J’ai toujours été attiré par ce contact humain et prendre soin d’autrui, donc on peut dire que c’est une vocation. 

Vous avez prévu de vous installer dans la nouvelle Maison de santé pluriprofessionnelle à Eaubonne. Pourquoi ce choix ?

 Le choix de m’installer dans la nouvelle Maison de Santé Pluriprofessionnelle Hippocrate à Eaubonne s’est fait tout d’abord car j’ai grandi dans cette agréable ville, mais également par ma volonté de travailler en équipe. 

Pour moi, le travail en équipe est une réelle force et une belle opportunité afin d’améliorer la prise en charge des patients. De plus, cela a un impact positif sur la qualité de travail des professionnels de santé. En effet, en travaillant ensemble sur un projet de santé commun, des protocoles, des actions de santé publique, cet exercice coordonné ne peut être que bénéfique pour la prise en charge de nos patients, tout en restant dans cette optique dynamique. 

Ce mode d’exercice me correspond tout à fait et se conforme à ma vision du soin, permettant à la fois d’allier vie professionnelle et vie personnelle. Le projet de la Maison de Santé Pluriprofessionnelle qui a été proposé par la commune d’Eaubonne avec l’aide de l’ARS et de l’URPS était pour moi une belle occasion pour mon choix d’installation à la fois dans une ville à laquelle je suis attaché et par son mode d’exercice dynamique et de partage. 

Comment vivez-vous la crise sanitaire en tant qu’interne ? Que vous apprend-elle ?

En tant qu’interne en médecine, la crise sanitaire fut dès le début un coup dur comme pour la plupart des professionnels de santé. On a dû réorganiser nos pratiques, changer nos habitudes ce qui est assez perturbant au début, mais on a su très vite s’adapter à la situation. Cette crise n’a fait que nous souder entre soignants et patients. Des liens se sont créés et j’ai ressenti une véritable solidarité, ce qui est vraiment touchant. 

Cette crise m’a énormément appris notamment en termes d’humilité. Vivre une crise sanitaire d’une telle envergure nous apprend à devenir plus fort face à un virus dont les connaissances ne font qu’évoluer depuis le début de la pandémie de la COVID-19, on évolue et on adapte nos pratiques en fonction des avancées scientifiques. 

En tant qu’interne en médecine générale, se retrouver au cœur de cette crise c’est avant tout continuer à prendre soin de nos patients, à poursuivre nos actions de préventions, de suivi des pathologies chroniques etc. car le danger serait de négliger les pathologies des patients en se focalisant uniquement sur la COVID-19. Nous devons donc vivre avec tout en continuant à prendre soin des patients. Les avancées et les connaissances du virus donnent tout de même un peu d’espoir pour sortir de cette crise, avec le début de la vaccination à laquelle je vais participer. 

Repères : 

Afin de contribuer à l’installation de nouveaux médecins, la Communauté d’agglomération a engagé, en collaboration avec les Universités Paris 7 et Paris 13, un dispositif d’aide financière aux étudiants pendant la durée de leur internat. Une bourse pour les internes en médecine générale est mise en place depuis 2018, d’un montant annuel de 10 000 € sur une période de trois ans maximum.