Protéger la forêt de Montmorency

© Séverine Rouet / ONF

La forêt de Montmorency souffre d'un dépérissement important

La forêt domaniale de Montmorency domaniale de Montmorency se caracérise par une proportion importante de chataigniers (plus de 7% des peuplements). Ce grand massif d'environ 2000 hectares souffre actuellement d'un dépérissment important de cette essence dû à la maladie de l'encre, un pathogène microscopique qui attaque le système raciniaire des arbres. Ce pathgène, à l'état latent, s'est propagé très rapidement ces deux dernières années au sein des chataigniers zen raison de printemps humides qui ont engorgé les terrains favorisant la multiplication et le déplacement du pathogène dan sle sol. Puis les périodes de sécheresse qui ont suivi ont achevé les arbres aux systèmes racinaires nécrosés. Ce constat a été réalisé en collaboration avec le département "santé des forêts" du Ministère de l'Agriculture. Des mesures d'analyse sont prises en laboratoire. 

Des coupes suivies de plantations vont se multiplier

Afin de quantifier ce constat alarmant, un travail de cartographie a été fait à partir de photos aériennes. Cela a permis dans un premier temps de visualiser les zones les plus impactées et de faire un bilan du dépérissement de cette forêt. Les premières mesures sylvicoles consistenet à programmer sur les peuplements morts ou dépérissants des coupes sanitaires conduisant à des coupes rases qui seront suivies de plantations d'essences mieux adaptées au sol et tolérantes au pathogène. 

Repères : 

La maladie de l'encre

Elle fait son apparition en 1871 dan sles Cévennes et endommage les chataigneraies. Il s'agit d'un pathogène appelé Phytophtora qui attaque le système racinaire des chataigniers. On constate un développement de cette maladie ne Ile-de-France, notamment dû aux hivers doux et aux printemps pluvieux, favorables à la prolifération de ce pathogène qui se propage plus facilement dans l'eau. Les arbres touchés se caractérisent par des feuilles jaunâtres et petites, un dessèchement des rameaux, des fructifications de petite taille puis un dépérissement général. Il n'y a pas de traitement pour lutter contre cette maladie.